Pourquoi l’ascension du mont Everest est néfaste pour l’environnement ?
Les coûts environnementaux de l’ascension du mont Everest Lors de leur ascension du mont Everest, les alpinistes laissent derrière eux de nombreux déchets : emballages de nourriture jetés, tentes, bouteilles d’oxygène, ainsi que des excréments humains. Ces déchets sont présents un peu partout sur la montagne. Les déchets s’accumulent rapidement, surtout au camp de base, qui ressemble à une véritable ville de tentes. C’est un problème sérieux qui doit être résolu, car de plus en plus de personnes tentent d’atteindre le mont Everest.
Les alpinistes jettent des déchets.

2. La température de la Terre
Les glaciers de l’Everest et d’autres sommets himalayens fondent en raison des changements climatiques provoqués par les activités humaines. L’approvisionnement en eau de la région en est affecté, ce qui concerne 1,6 milliard de personnes.
Cela a également un impact sur l’alpinisme. Les alpinistes constatent que la glace dont ils ont besoin pour monter la montagne fond, rendant certaines voies de plus en plus dangereuses.
Selon les guides sherpas, il pourrait falloir jusqu’à 30 ans pour que l’Everest retrouve son altitude d’origine si la glace fond complètement. Cela pourrait entraîner une augmentation significative du nombre de décès sur la montagne.
Des spécialistes s’efforcent de trouver une solution pour atténuer ce problème. Augmenter le prix des permis, limiter le nombre d’alpinistes à de petits groupes et imposer l’utilisation de guides sherpas sont quelques-unes des recommandations proposées.
3. Perte de forêts
L’alpinisme a des effets néfastes sur la montagne, malgré le fait qu’il offre à des milliers de visiteurs l’occasion de voir l’une des plus magnifiques montagnes du monde et génère des revenus pour la communauté locale. Par exemple, les emballages de nourriture, les bouteilles d’oxygène et même les tentes font partie des déchets que les alpinistes laissent souvent derrière eux. En raison des températures extrêmement basses de l’Everest, ces déchets ne se décomposent pas et s’accumulent avec le temps.
La dégradation de l’écosystème himalayen causée par ces déchets peut affecter directement les travailleurs Sherpas qui y vivent et y travaillent. Bien qu’ils soient à l’origine même de l’activité de l’alpinisme, ils manquent des ressources nécessaires pour répondre aux attentes de l’industrie touristique. L’Everest pourrait devenir une destination de voyage plus durable de plusieurs manières : en augmentant le coût des permis, en recrutant davantage de Sherpas, et en organisant régulièrement des opérations de nettoyage de l’environnement.
4. Accidents
Lorsque des alpinistes décèdent sur l’Everest, ils laissent souvent derrière eux leurs bouteilles d’oxygène, leur équipement d’alpinisme ainsi que les emballages de nourriture. Les déchets ne se décomposent pas à des températures basses et glaciales, ce qui rend leur élimination très difficile. De plus, les corps étant enterrés sous une couche de neige et de glace compactée, leur extraction s’avère également ardue.
Les alpinistes se retrouvent souvent coincés dans des situations difficiles : ils perdent de la chaleur corporelle et leur réserve d’oxygène s’épuise tandis qu’ils attendent les conditions météorologiques idéales pour entreprendre l’ascension. Cela constitue un facteur majeur de décès. L’« Everest’s Graveyard » (le « Cimetière de l’Everest ») est un autre nom donné à cette zone de mort, qui s’étend au-delà des 8 000 mètres d’altitude. L’apparition de corps humains en état de décomposition dans cette région pourrait entraîner de nouveaux dommages environnementaux. Pour les familles de Sherpas, qui dépendent de l’alpinisme pour gagner leur revenu essentiel, cette situation est particulièrement problématique.
5. La démographie locale
L’alpinisme est une profession difficile et risquée. Les Sherpas passent de longues journées et de longues nuits à travailler dans des conditions météorologiques extrêmes. Ils mettent leur vie en péril pour aider les alpinistes. Un grand nombre d’entre eux doivent abandonner leurs familles. Ce n’est pas un métier qui peut durer indéfiniment. Maintenant que les enfants des Sherpas sont à l’école, ils veulent qu’ils aient du succès dans leur carrière et qu’ils n’aient pas à escalader des montagnes tout le temps.
Malheureusement, malgré quelques nettoyages sporadiques, les boîtes de conserve, les tentes et les bouteilles d’oxygène usagées font partie des déchets qui jonchent l’Everest. Il y a peu d’espoir que ce problème soit résolu prochainement, alors que le nombre d’alpinistes ne cesse d’augmenter. Parmi les solutions possibles, on peut citer le renforcement des réglementations concernant les Sherpas qui accompagnent les alpinistes, ainsi que l’introduction d’un paiement obligatoire dans le système de permis d’ascension.