L’alpinisme et le cerveau
De nombreuses préparatifs sont nécessaires pour l’activité physiquement exigeante qu’est l’alpinisme. Il est essentiel de perfectionner ses compétences sur des sommets situés à proximité, afin d’acquérir les connaissances et l’endurance musculaire requises. Neuf alpinistes d’élite ont fait l’objet d’examens cérébraux menés par des chercheurs italiens, tant avant qu’après leur aventure en haute altitude caractérisée par une carence en oxygène. Dans la partie du cerveau des alpinistes responsable des fonctions motrices, ils ont constaté une légère perte de matière grise et blanche.
1. Augmentation des risques de maladies d’altitude

2. Un risque accru de lésions cérébrales
Bien que la plupart des alpinistes soient en bonne santé, il existe un risque de lésions cérébrales pour ceux qui atteignent des altitudes très élevées. Une étude ayant utilisé des IRM sur 35 alpinistes (12 professionnels et 23 amateurs) a révélé que l’œdème cérébral d’altitude peut provoquer des lésions cérébrales à long terme.
Les capillaires sanguins saignent à haute altitude en raison du manque d’oxygène. Cela peut provoquer des gonflements dangereux qui exercent une pression sur le crâne rigide et compriment le cerveau. Un accident vasculaire cérébral peut survenir à la suite de ce saignement dû au gonflement.
Les personnes atteintes de la maladie HACE peuvent présenter des troubles de la vision, un manque d’équilibre, de la mélancolie, des hallucinations ainsi que des changements de personnalité. Si la maladie n’est pas traitée immédiatement, elle peut être fatale. Les alpinistes qui escaladent les montagnes courent non seulement un risque plus élevé de lésions cérébrales traumatiques, mais aussi un risque plus important d’hypotension à leur admission à l’hôpital.
3. Augmentation des risques d’accident vasculaire cérébral
Bien que l’alpinisme puisse être une activité agréable et passionnante, il comporte des risques. Une exposition prolongée à de grandes altitudes sans une acclimatisation adéquate peut entraîner des lésions cérébrales irréversibles chez certaines personnes, dues à une carence en oxygène. L’un des symptômes les plus typiques de cette affection est un accident vasculaire cérébral.
Les chercheurs ont examiné les images cérébrales des alpinistes avant et après leurs expéditions en haute altitude. Les résultats ont ensuite été comparés à ceux de 19 sujets sains, sélectionnés en fonction de leur âge et de leur sexe. Les résultats de l’étude ont montré que, dans plusieurs régions du cerveau, les alpinistes présentaient moins de matière grise et de matière blanche.
Huit alpinistes qui avaient effectué des expéditions sur l’Aconcagua présentaient une atrophie corticale dans leur cerveau, tandis que deux alpinistes ayant tenté d’atteindre le sommet du Mont-Blanc avaient des vaisseaux sanguins plus dilatés autour de leur cerveau. Les scientifiques pensent que le manque d’oxygène endommage la barrière hémato-encéphalique, provoquant des modifications dans le fonctionnement du cerveau. Ces altérations ne peuvent pas être inversées, même si les alpinistes passent plusieurs mois à des altitudes plus basses.
4. Risque accruu de cancer
L’alpinisme consiste à atteindre le sommet d’une montagne à l’aide de cordes, de crampons et de haches à glace, ainsi que d’autres équipements de montagne. Cette activité présente de graves risques pour la santé et peut être très dangereuse. Les alpinistes peuvent être exposés à des concentrations d’oxygène basses, ce qui peut entraîner un œdème cérébral d’altitude (OCA) ou des maladies d’altitude. De plus, les maladies cardiaques et les problèmes pulmonaires font également partie des risques auxquels ils sont confrontés.
Il a été démontré que l’alpinisme a des effets bénéfiques sur le cerveau et la santé mentale, malgré les dangers qu’il présente. Selon une étude, les personnes qui ont une dépendance comportementale à l’alpinisme présentent de meilleures capacités de gestion des émotions et un plus fort désir de sensations que celles qui n’ont pas de telle dépendance. Cela s’explique probablement par le fait que l’alpinisme exige un grand degré d’initiative et de prise de risque.